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Bienvenu(e)s sur ce blog dédié aux Arpilleras contemporaneas !

 Il est le support d'une nouvelle façon de créer les arpilleras (broderies):plus actuelle, plus en prise avec l'actualité et le monde contemporain.A partir d'une idée de Patrice Loubon (photographe et artiste français)et d'une rencontre avec Olga Rossel responsable d'un groupe de femmeschiliennes "arpilleristas", sont nées lors d'un atelier expérimentalen 2005 à El Monte (région métropolitaine - Santiago du Chili),de nouvelles arpilleras.

Bienvenid@s al blog dedicado a las Arpilleras contemporáneas !

Esta es una nueva forma de crear arpilleras bordadas, más actuales más de acuerdo  con laactualidad y el mundo contemporáneo.

A partir de una idea de Patrice Loubon (fotógrafo y artista francés) y un encuentro con Olga Rossel a cargo de un grupo de mujeres chilenas arpilleristas han iniciado un taller experimental en El Monte (región Metropolitana Santiago de Chile) de nuevas arpilleras.

 

 

 



14 juillet 2019 7 14 /07 /juillet /2019 21:22

Très heureux de vous annoncer que 4 de nos oeuvres arpilleras+fotos de la série Urba Latin Arpilleras, sont entrées hier dans une très grande collection !!! J'en suis très honoré et fier pour ceux qui croient en ce travail et qui le soutiennent !!!
Merci à tous ceux qui ont participé à cette première ! En particulier Nicolas Havette et Natalia Daille !
Et 
comme un bonheur n'arrive jamais seul... une publication universitaire richement documentée fait largement état de mon projet Urba Latin Arpilleras, merci à Marta MANIER de l'avoir intégré à sa recherche ! 

 

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26 avril 2019 5 26 /04 /avril /2019 18:01

URBA LATIN ARPILLERAS / L'AUTRE C'EST LE MÊME
exposition du 1er avril au 17 mai 2019 à la Faculté d'éducation (ancien IUFM)
62 Rue Vincent Faïta, 30000 Nîmes, France 

Une nouvelle occasion de découvrir Urba Latin Arpilleras / L'autre c'est le même, réalisé en co-production avec les brodeuses d'El Monte : Mirza Andrade, Malva Contreras, Natalia Daille, Mirta Gutierrez, Fernanda Jara, Maria Olivares, Eliana Ortubia, Iris Ramirez, Emilia Sepúlveda, sous la direction d’Olga Rossel à Santiago du Chili et les oeuvres récentes réalisées à l'occasion de l'atelier créé à Nîmes dans le quartier du Chemin Bas avec les participants au Petit Atelier de Véronique Pinguet-Michel.
Avec en prime, un nouveau texte de Christian Gattinoni (rédacteur en chef de la revue en ligne
www.lacritique.orgà découvrir plus bas...

UN DOUBLE ARTISANAT CRITIQUE DU VOIR
Patrice Loubon entretient un dialogue suivi avec les cultures latino-américaines. Il en expose les principaux acteurs photographes aussi bien dans sa galerie NegPos de Nîmes que dans le festival FotoLimo. Il se situe dans une longue tradition venue des Etats Unis qu’il renouvelle.
La seul présence du photographe sur un lieu , aussi potentiellement chargé d’évènements soit il , est condition nécessaire mais pas suffisante. Avec les photo-essays certains créateurs d’abord américains ont pensé que le facteur durée pouvait apporter remède à cette incapacité à rendre compte.
Dans les années 1980 quelques ex-reporters français ont remis en question leur posture et leur pratique pour établir de nouveaux rapports avec les personnes à qui ils ont donné un statut moins passif à travers la photographie négociée
Plus récemment les attitudes documentaires se sont rénovées, certains les ont rendues critiques selon l’essai de Philippe Bazin et d’autres fictionnelles comme nous tentons de le montrer avec le GRAPH Cmi à Carcassonne.
Patrice Loubon fait partie de cette double lignée. Sa pratique, liée au voyage, se décline d’abord en street photography. Il en connaît les limites. Non seulement le rectangle du viseur est trop étroit pour y inscrire le flux urbain mais malgré la richesse des couleurs la scène fige les corps en simples postures. Pourtant peu d’images sont centrées, les figures humaines seules ou à deux sont justement réparties dans l’espace. Si elles sont cernées c’est par les écritures de cette ville générique – des cités de Santiago du Chili, Quito et Mexico.
Dans l’histoire du médium les liens au tissu sont quasi inexistants, le plus souvent liés au féminin : rares collages mixtes des ladies britanniques fin XIXe siècle, et plus récemment photos cousues de Sandrine Arakelian, Carole Benitah ou Ulla Jokisalo. Pour Patrice Loubon la collaboration se fait en tant qu’homme non avec une femme seule mais avec un groupe constitué, les brodeuses chiliennes des arpilleras. Ce choix militant remet plus encore en question la primauté de l’auteur. L’intervention tissée apparaît autant comme un acte critique de la notion d’image que comme une de ces créations mixed media que l’on connaît sous des doubles signatures Gilbert and George, Pierre et Gilles ou Botto e Bruno.
On peut également rapprocher cette pratique de celle d’une artiste régulièrement représentée par Negpos, Miguelina Rivera. Née en 1974, cette artiste dominicaine a recyclé l’art populaire caribéen des “pellizas”. Si ce n’est que les fragments d’une image reconstituée constituent une nouvelle totalité façon puzzle. La force des Urba Latin Arpilleras est de laisser à chaque support son espace de monstration propre, sans vouloir constituer un diptyque, ni un collage. Au spectateur d’exercer son regard critique différentiel pour expérimenter les potentialités de ce double artisanat du voir.

Christian Gattinoni
 

 

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27 juin 2018 3 27 /06 /juin /2018 19:19

Cette nouvelle présentation est le fruit d'une rencontre avec Nicolas HAVETTE, directeur artistique de la Fondation Manuel RIVERA ORTIZ à Arles.
Elle est aussi l'occasion de montrer deux nouvelles arpilleras grand format, réalisées spécialement par Natalia DAILLE à ma demande à partir d'un ensemble de photographies faites à La Havane entre 2003 et 2018.

 

NOUVELLE PRÉSENTATION DE "URBA LATIN ARPILLERAS" / L'AUTRE, C'EST LE MÊME

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 18:02

EXPOSITION COLLECTIVE DON'T BLINK
Galerie Le Magasin de Jouet,
commissaire d'exposition : Nicolas HAVETTE

avec Isabelle HA EAV et Nicolas QUINETTE
Du 24.11.2016 au 07.01.2017

 

 

 

 

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 17:53
URBA LATIN ARPILLERAS - LAROCAFÉ ROMAINVILLE
vues de l'exposition
vues de l'exposition
vues de l'exposition
vues de l'exposition

vues de l'exposition

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 16:40
Journal municipal de Fontenay ss Bois novembre 2014

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23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 23:41
Lunettes rouges - Arles juillet 2013

Remarqué par Lunettes rouges...

L'expo sera prochainement montrée à Fontenay ss bois, à partir du 15 novembre à la Maison du Citoyen dans le cadre de la Semaine de la Solidarité Internationale.

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10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:08
La Provence  juillet 2013

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:31

par Pierre-Henri LAB

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 19:31

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A Science Po Aix en Provence,
du 3 octobre au 19 novembre 2012
dans le cadre de Phot'Aix.

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L'AUTRE C'EST LE MÊME
par Christian Skimao

  L’approche artistique de Patrice Loubon se situe dans deux domaines différents et pourtant complémentaires; d'un côté ses photographies, de l'autre une « reproduction » des prises de vue en question par le biais des arpilleras. On pourrait à ce sujet évoquer la notion de traduction du medium photographique par le tissu. L'œuvre finale se présente dans un emboîtage qui met face à face les deux représentations dans un dialogue à la fois visuel et narratif. L'importance de cette connivence existant entre le photographe et les brodeuses donne naissance à une œuvre nouvelle où chacun pourra déceler les variations inhérentes à ce genre de confrontation. Loubon nous explique dans un texte de présentation : « Parfois les deux versions, photo et arpillera, se renvoient comme dans un jeu des sept différences, le réel de l’une à l’autre. D’autres interprètent plus, cherchant à transcender le document et le réalisme photographique. »  Ainsi se met en place un ménage à trois comprenant le créateur, les dames et le spectateur.

 Dans sa démarche plastique Patrice Loubon nous présente le résultat d’un travail qui puise aux sources de l’art conceptuel mais là aussi avec bien des nuances. Si l’on songe parfois à Joseph Kosuth et à ses recherches sur l’idée et la tautologie on remarquera qu’ici le résultat de l’utilisation des arpilleras s’éloigne pour rejoindre l’Arte Povera et un artiste comme Alighiero e Boetti. On pense à ses productions de cartes du monde réalisées par des brodeuses afghanes à partir de 1971 et d’autres artefacts jouant avec la relation entre art et artisanat. On voit alors comment Loubon va lui aussi proposer aux brodeuses chiliennes une transposition opérant à partir d’un matériau trivial (le tissu et ses dérivés) lié à un art  populaire et autrefois connoté politiquement en tant que production mémorielle pour lutter contre la dictature militaire.

  En revenant sur le principe du jeu des sept erreurs évoqué plus haut en tant que processus en marche et en analysant concrètement certaines œuvres on aboutit à un résultat volontairement aléatoire.  La photographie propose un fragment du réel devenu vision personnelle de l’auteur au travers de son cadrage et de la composition générale. La réalisation de cette même scène par les brodeuses change le point de vue en offrant une relecture dudit fragment. On se trouve bien en présence d’une mise en abyme où le changement même du matériau influence également la perception du regardeur. Si nous prenons l’œuvre intitulée El Hombre Araña, prise en 2003 à Mexico, elle montre un personnage déguisé en Spider-Man qui passe devant des vitrines de supermarché placardées d’affiches promotionnelles où des caddies se trouvent emboîtés les uns dans les autres. Dans la version brodée les mêmes éléments cohabitent mais la matérialité du tissu, l’hiératisme du personnage, déjà très incongru dans une photographie prise dans la vie réelle, la simplification du décor, le caractère ouaté du tissu, offrent une apparente « naïveté » qui trouble les codes reconnus de la perception artistique.

  L’œuvre d’art finale joue donc avec l’écart créé entre les deux approches, changeant le statut de la photographie d’un côté et rehaussant celui de l’artisanat de l’autre. Dans ce vieux combat qui marque toujours les esprits entre ce qui se définit comme art et ce qui se trouve situé dans le domaine de l’artisanat, ce dialogue a de quoi nous troubler. Il semble intéressant de noter le caractère très militant, au sens le plus noble du terme, de la démarche de Patrice Loubon qui réunit ces deux classes de production. Une posture nouvelle prend corps qui privilégie la démarche sans oublier la matérialité du faire. Une recherche qui questionne le paradoxe d’une dualité conceptualisée mais également appuyée sur une connaissance intrinsèque de la technique de l’arpillera que pratique aussi le photographe.

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